Rêve égyptien
Du fond déjà lointain de notre Egypte ancienne,
D'émouvants souvenirs embaumés de parfums
Ont hanté ma mémoire aux vols des nuits sereines,
Où l'écho de ta voix persistait au matin.
Murmures amicaux de par ton sarcophage
Retentissent à mes oreilles, tels des carillons.
Ces sons mystérieux venus du fin fond des âges
Réveillent en mon c½ur tant d'ardentes passions.
Te souviens-tu de nos baisers, de nos étreintes,
Résonnants de frissons en nos âmes timides,
Dérobés au détour de quelques labyrinthes
Dans les somptueux décors des vastes pyramides ?
Des songes interdits s'immiscent en mon âme,
Susurrent à mon c½ur maintes effronteries.
L'ardent feu de Râ rallume ma douce flamme,
Telle l'étoile qui rougeoie dans mes nuits.
Que s'aiment sans tabou nos deux esprits lascifs
L'espace d'une éclipse elliptique du jour,
Et qu'un scribe transcrive en savants hiéroglyphes,
Pour la postérité, notre éternel amour.